"Choisis, tu ne peux pas tout avoir"
"On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre". 
Ces deux expressions bien ancrées dans notre culture déterminent une règle de base dans notre apprentissage de la vie. Bien sûr, dans certaines circonstances, et notamment lorsque l’on fait un choix, on renonce à autre chose. Dire oui d'un côté revient à dire non de l'autre. 

Cependant, bien des gens renoncent un peu vite, à l’espoir, à leur rêves, à la joie de vivre, à des relations. Du "TOUT", ils sont passés au "RIEN".

Et, petit à petit, le poids des renoncements commence à peser sur les épaules. Quand les moments de bonheur se conjuguent au passé, quand la relation de couple se résume à des échanges de politesse, quand le travail n’est plus que routine, quand notre quotidien se résume à un planning ... la mort n’est pas loin.

Si l’on s’arrête aux apparences : un enfant joue, un adolescent rêve, un adulte pense et agit et un retraité se repose. Et en caricature, cela va d’un éclat de rire à un visage fatigué et marqué par les années, en passant par le sourire et le visage sérieux.

On peut facilement comprendre les adolescents actuels qui n’aspirent pas à devenir adultes. Ou même ces jeunes qui veulent rester étudiants jusqu’à 30 ans passés. En effet, nous leur montrons une sacrée image du monde adulte ! Non merci, excusez-moi, je préfère rester dans ma bulle. Pourtant, au plus profond de nous-même, quel que soit notre âge, nous avons des rêves, nous avons une partie enfouie, qui ne demande qu’à rire, à s’amuser, à surprendre plutôt qu’à jouer un rôle que l’on connaît trop bien. Nos renoncements nous ont transformés en robots. Nous avons oublié nos émotions, et nous avons surtout oublié d’écouter notre coeur.
 

La toile à laquelle nous avons renoncée, c’est un visage (homme ou femme), riche de son expérience, illuminé par un sourire, avec un regard coquin et joueur. Il a gardé son côté enfant, qui le pousse à découvrir et à apprendre. Il ne s’est pas laissé envahir par son côté raisonnable. Il a repoussé sans cesse les éventuelles limites pour poser un regard nouveau sur la vie. Il incarne la vie et il donne envie de vieillir. 
Un enfant passe en courant, s’arrête soudain ... envahi par l’admiration et par le désir de lui ressembler un jour ! 
Françoise Wybrecht - 1997              Une réaction ?
 
 
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